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Mise à jour/Update :

Actualités

Appel à communications colloque annuel d'ALCQ 2015

Célébrons le 40e anniversaire de notre association
30 mai - June 1 2015
Université d'Ottawa, Ottawa, Ontario

Fondée en 1975 par des membres tels que Joanne Burgess, Patricia Morley, Donald Smith, et André Vanasse, l’ALCQ célébrera en 2015 son quarantième anniversaire. À l’instar d’autres institutions du genre, l’ALCQ a vu le jour à une époque où les politiques d’État en faveur du bilinguisme officiel étaient toutes récentes et où les théories postcoloniales et autres approches contemporaines commençaient juste à faire sentir leur influence dans le champ des études canadiennes et québécoises. La situation a grandement évolué en quarante ans. Le modèle biculturel sur lequel s’appuie cette association a été rudement mis à l’épreuve par l’émergence des théories postcoloniales, des approches raciales critiques, et des études de la diaspora et de la mondialisation. Cependant, le bilinguisme français-anglais et les échanges interculturels conservent sans contredit leur pertinence dans l’étude des littératures canadiennes-anglaises et québécoises. De plus, l’analyse des lieux d’échange entre ces champs en apparence éloignés l’un de l’autre prend tout son sens à une époque où les diverses cultures littéraires des communautés franco-canadiennes, lesquelles entretiennent souvent des liens étroits avec le monde anglophone qui les entoure, jouissent d’une reconnaissance littéraire et institutionnelle. Cet anniversaire est aussi une excellente occasion de réfléchir de manière critique au renouvellement des études littéraires canadiennes et québécoises ainsi qu’aux façons dont l’ALCQ et d’autres institutions qui lui sont contemporaines se sont adaptées ou ont réagi à la mutation des champs

Voir l'appel à communications ici.

Voir le nouveau site web d'ALCQ à www.artsites.uottawa.ca/alcq-acql/en/

Prix Gabrielle-Roy 2013

Le 24 Mai 2014: L’Association des littératures canadiennes et québécoise est heureuse d’annoncer que le gagnant du Prix Gabrielle-Roy 2013 (section francophone), qui récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français, est Simon Nadeau pour L’Autre modernité, paru aux Éditions du Boréal dans la collection « Liberté grande ». Le jury était composé cette année de Ching Selao (Université du Vermont), Jimmy Thibeault (Université Sainte-Anne), et Maïté Snauwaert (Université de l’Alberta). Il a sélectionné le livre de Simon Nadeau parmi les dix ouvrages reçus.

Le jury a voulu récompenser les qualités d’écriture de cet essai au sens fort, dans lequel l’auteur propose une réflexion personnelle et critique sur la modernité. Revenant à des textes d’auteurs ignorés ou mésestimés de la littérature canadienne-française, Simon Nadeau met en valeur une « autre modernité » qui serait celle d’avant la Révolution tranquille. Cette réévaluation, opérée à la lumière d’œuvres majeures de la littérature européenne et américaine, ouvre à une redéfinition du moderne comme recherche souveraine et individuelle du sens, critique de l’individualisme en son sens le plus restreint, et du mythe « moderniste » promu par l’accélération économique et technologique des sociétés occidentales contemporaines. Porteur d’exigence et d’espoir, l’essai jette un regard sévère et lucide sur le défaut de pensée de la culture moderne au Québec, tout en montrant à quel point les germes d’une telle modernité y sont depuis longtemps présents. Le jury a voulu souligner également la pertinence et l’excellence des titres de la collection « Liberté grande » des éditions du Boréal, qui apportent une respiration bienvenue à la critique littéraire.

Le jury tient aussi à féliciter les deux finalistes du Prix Gabrielle-Roy 2013 : Marilyn Randall pour Les femmes dans l’espace rebelle. Histoire et fiction autour des rébellions de 1837 et 1838, Éditions Nota Bene, coll. « Convergences » ; et Nathalie Watteyne pour le premier volume des Œuvres complètes d’Anne Hébert. I. Poésie, suivi du Dialogue sur la traduction à propos du Tombeau des rois par Patricia Godbout, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde ».

Le jury a estimé que l’originalité de l’étude de Marilyn Randall se situe dans la richesse et la pertinence de son analyse des espaces rebelles des femmes à travers la période des rébellions (espaces discursif, épistolaire, imaginaire). La qualité d’érudition et la rigueur scientifique de cette véritable enquête se donnent à lire dans une captivante mise en récit de l’archive historique, qui contribue de façon majeure à la compréhension de l’image de la femme dans la mentalité canadienne-française puis québécoise des XIXe et XXe siècles. En particulier, l’étude de la correspondance entre Julie Papineau et Louis-Joseph Papineau met habilement en évidence la porosité des frontières entre sphères privée et publique, domestique et politique.

La superbe édition critique de la poésie d’Anne Hébert, sous la direction de Nathalie Watteyne, permet d’aborder pleinement dans l’œuvre d’une des figures incontournables de la littérature québécoise. L’introduction, qui retrace les points essentiels du parcours biographique et littéraire de l’auteure et les lignes fortes de la réception de son œuvre, constitue un point d’entrée fort dans l’univers d’Anne Hébert. La présentation de chaque recueil, et un appareil critique rigoureux, offrent ensuite une analyse fine de l’œuvre poétique. L’élégance de l’ouvrage en même temps que son caractère éminemment lisible, pour lesquels les Presses de l’Université de Montréal méritent d’être louées, contribuent à faire de ce premier volume de la série des œuvres complètes un grand livre de lecture, en même temps qu’un ouvrage de référence incontournable.

Prix Barbara-Godard jeune chercheur-e 2014

Lors du congrès annuel de l'ALCQ à l'Université Brock, le Prix ALCQ Barbara-Godard de la meilleure communication par un-e jeune chercheur-e 2014 a été remis à Isabelle Kirouac-Massicotte de l'Université d'Ottawa (å gauche) pour sa communication « De la colonisation à la prospection minière : la question de la frontier dans "Le rêve d'un géant" de Jeanne-Mance Delisle » et à Jessica Ratcliffe de l'Université de la Saskatchewan pour sa communication « The Politics of Science Fiction and Nalo Hopkinson’s Brown Girl in the Ring ».

Selon le jury composé de Lucie Hotte, Hannah McGregor et Wendy Roy, la communication d'Isabelle Kirouac-Massicotte est une exploration détaillée et convaincante de la question de la frontière telle qu'elle est représentée dans des œuvres telles que "Le rêve d'un géant" de Jeanne-Mance Delisle. Ce texte élégamment écrit explore les intersections entre le colonialisme, l'exploitation des terres, l'accumulation de la richesse, l'exploitation des autochtones et la conversion religieuse en proposant que le Nord du Québec pourrait être penser en tant qu’une forme du mythe de la frontière nord-américaine. Isabelle Kirouac-Massicotte conclut son analyse de la nouvelle en soulignant que, dans certaines œuvres de la littérature québécoise, la frontière nordique est la véritable frontier québécoise.

Le jury a estimé que la communication de Jessica Ratcliffe est un étude complexe et savamment établie des hiérarchies de genre en ce qui concerne la science-fiction. Elle présente une analyse convaincante des limites raciales des genres en interrogeant ce qui constitue la «science» en «science-fiction»; ce faisant, elle offre à la fois une lecture originale de l'œuvre de Hopkinson et une excursion précieuse dans le domaine naissant des études sur la science-fiction. En conclusion, Jessica Ratcliffe  soutient que Brown Girl in the Ring témoigne que le colonialisme est aussi présent dans la politique des genres littéraires et que, malgré la réputation de science-fiction en tant que lieu favorable à la décolonisation, les frontières rigides entre les genres peuvent servir à oblitérer les récits de l'altérité.

News

Call for Papers 2015 ACQL Conference

Celebrating 40 Years
May 30-June 1, 2015
University of Ottawa
, Ottawa, Ontario

Formed in 1975 by members such as Joanne Burgess, Patricia Morley, Donald Smith, and André Vanasse, ACQL is celebrating its fortieth year in 2015. Like many of its related institutions, ACQL was founded in an era when state policies supporting official bilingualism were newly born and when postcolonial and other contemporary theory was only beginning to exert an effect on the fields of Canadian and Quebec literary studies. Much has changed in forty years. The bicultural model upon which this association was founded has been thoroughly challenged by the rise of postcolonial theory, critical race studies, and diaspora and globalization studies, but, arguably, English / French bilingualism and cross-cultural exchange retain a continuing importance in the study of English-Canadian and Quebec literatures. Moreover, analyzing the sites of exchange between these apparently distant fields grows in importance as the diverse literary cultures of franco-Canadian communities, most of which have strong ties to the anglophone world around them, gain recognition and institutional stature. This anniversary offers us an opportunity to reflect critically on changes in the fields of Canadian and Quebec literary studies, as well as on the ways in which ACQL and other institutions contemporary with it have shaped and /  or responded to shifts in these fields.

To see the call for papers, click here.

Our website is migrating; visit our new website at www.artsites.uottawa.ca/alcq-acql/en/

Gabrielle Roy Prize 2013

May 24, 2014: The Association for Canadian and Quebec Literatures is pleased to announce that the winner of the 2013 Gabrielle Roy Prize (English section), which each year honours the best work of Canadian literary criticism published in English, is Paul Martin for Sanctioned Ignorance: The Politics of Knowledge Production and the Teaching of Literatures in Canada, published by the University of Alberta Press. The book was chosen by a jury composed of Tanis MacDonald (Wilfrid Laurier University), Karis Shearer (University of British Columbia, Okanagan) and Jason Wiens (University of Calgary), from among twenty-one books submitted for the prize. Dr. Martin accepted the prize from jury chair Tanis MacDonald (Peter Midgley photo).

The jury members recognize Sanctioned Ignorance as a book that takes as its goal the troubling of our understandings of teaching Canadian literature in order to call for a greater complexity in canonical and divisional studies and challenge current systems of knowledge production in the study of Canadian literatures in post-secondary institutions. The task Martin undertakes, a reading of the literary landscape through the politics of context, pedagogy, and cultural dissemination, demands attention to the rich and too-often effaced legacies of diasporic, Francophone, and First Nations writers on the way to advocating a more expansive Canadian literary study that is no longer “a prisoner of its own amnesia.” The committee was unanimous in their admiration for Martin’s vital and far-reaching questions about the protocols and pitfalls of creating a Canadian national literature for the future.

The jury would also like to congratulate the three other finalists in this year’s competition, and to note that this was an extremely competitive year for the Gabrielle Roy Prize. Also shortlisted for the Prize were: Gregory Betts for Avant-Garde Canadian Literature: The Early Manifestations (University of Toronto Press); Jody Mason for Writing Unemployment: Worklessness, Mobility, and Citizenship in Twentieth-Century Canadian Literatures (University of Toronto Press); and Lorraine York for Margaret Atwood and the Labour of Literary Celebrity (University of Toronto Press).

Gregory Betts’ book offers a long overdue discussion of avant-garde traditions as they have appeared in Canada, and also examines avenues of political and cultural resistance to reading the avant-garde as part of our national literature. Beginning with the literature of cosmic consciousness from the beginning of the twentieth century, Avant-Garde Canadian Literature considers a historical arc of more than a hundred years, and Betts debates the varying potentials for avant-garde aesthetics to perform literary and other revolutionary work and, in the process, makes us re-consider the literary history we thought we knew.

Jody Mason’s Writing Unemployment calls attention to the sociological and economic assumptions underwriting the ideology of the English-Canadian literary canon by examining the representations of unemployment in Canadian writing from the beginning of the twentieth century to the 1970s. Reading these representations in relation to wider discursive constructions of unemployment in government policy and popular media, Mason’s work casts new light on the role of worklessness in the literary nation-state and challenges the materiality of privilege in the Canadian canon.

Lorraine York’s Margaret Atwood and the Labour of Literary Celebrity is a book that delves deep into the dynamics of publication, promotion, and literary stardom in Canada, with the important bonus that it takes as its subject not only Atwood’s work in a wide variety of genres, but also Atwood as social entity, media consumer and user, and cultural commodity negotiating multiple subjectivities. The book offers an engaging narrative that follows Atwood’s personae, both electronic and in person, into the future of literary publishing.   

Barbara Godard Emerging Scholar Prize 2014

At the ACQL conference at Brock University, ACQL's 2014 Barbara Godard Prize for the best paper by an emerging scholar was awarded to Jessica Ratcliffe of the University of Saskatchewan for "The Politics of Science Fiction and Nalo Hopkinson’s Brown Girl in the Ring" and to Isabelle Kirouac-Massicotte of the University of Ottawa for "De la colonisation à la prospection minière : la question de la frontier dans 'Le rêve d'un géant' de Jeanne-Mance Delisle."

Jury members Lucie Hotte (presenting the prize to Jessica Ratcliffe, at right), Hannah McGregor, and Wendy Roy called Jessica Ratcliffe’s essay a complex and beautifully constructed examination of genre hierarchies as they relate to science fiction, using Nalo Hopkinson’s 1998 novel Brown Girl in the Ring as a case study. This cogently argued paper engages with the racialized boundaries of genre by questioning what constitutes the "science" in "science fiction"; in so doing, it offers both a fresh reading of Hopkinson's work and a valuable intervention into the nascent field of science fiction studies. Her essay intriguingly concludes that Brown Girl demonstrates that colonialism can be found in the politics of genre and that, despite the reputation of science fiction as a site for decolonization, rigid genre categorization can be used to submerge narratives of alterity.

The jury judged that Isabelle Kirouac-Massicotte's essay is a detailed and compelling exploration of the question of the frontier as it is represented in works such as "Le rêve d'un géant" by Jeanne-Mance Delisle. This elegantly written paper teases out the intersections of colonialism, land exploitation, wealth accumulation, indigenous exploitation, and religious conversion by proposing that Quebec's north might be productively theorized in terms of the North American frontier myth. Using Delisle's story as a case study, Kirouac-Massicotte concludes that in certain works of Quebec literature, the northern frontier is the real frontier.

Conférence d’honneur

Josée Vincent, de l'Université de Sherbrooke, sera la conférencière d'honneur francophone lors de notre congrès annuel, qui se tiendra à l'Université Brock du 24 au 26 mai 2014. Sa conférence portera sur « Les nouvelles frontières de l'histoire du livre ».

À partir des années 1980, des historiens du livre ont choisi de rassembler leurs efforts afin de décrire l’émergence et l’évolution des systèmes-livre nationaux. De grandes synthèses historiques sont parues en France, en Angleterre, aux États-Unis, au Québec et au Canada. Mais la perspective géopolitique, qui a permis de cerner les spécificités et les particularités des différents systèmes-livre, a aussi mis en évidence la très grande porosité de leurs frontières. Ainsi, l’internationalisation du livre, un phénomène déjà présent à l’époque des manuscrits médiévaux, apparaît comme un schème récurrent dans toutes les histoires nationales, qu’il se décline à travers les mouvements des auteurs et des éditeurs, des textes et des livres, ou de leurs lecteurs.

Cette conférence propose une réflexion sur les perspectives qu’ouvre aujourd’hui la notion de frontière en histoire du livre. S’il importe en effet de sortir du cadre des histoires nationales pour rendre compte de l’ampleur et de la complexité des réseaux du livre, l’exploration des frontières, considérées non plus comme les limites de système clos, mais plutôt comme des seuils – c’est-à-dire comme des lieux d’échange et de transaction – demeure un champ de recherche très fertile. Elle propose ainsi que l’on accorde à certaines pratiques (la traduction, l’adaptation, la vente de droit, l’édition numérique) une attention nouvelle. Elle suggère aussi que l’on s’intéresse de plus près à ces lieux (foires, congrès internationaux) et à ces acteurs (éditeurs, agents littéraires, traducteurs, délégués culturels) qui interagissent dans un univers à la fois décloisonné et toujours soumis à des contraintes linguistiques, culturelles, économiques et politiques.

Prix Gabrielle-Roy 2012

Le 2 juin 2013: L’Association des littératures canadiennes et québécoise est heureuse d’annoncer que le Prix Gabrielle-Roy 2012 (section francophone), qui récompense chaque année le meilleur essai sur la littérature canadienne et québécoise publié en français, est attribué cette année à Bernard Andrès, pour son ouvrage Histoires littéraires des Canadiens au XVIIIe siècle, paru aux Presses de l’Université Laval. Le livre de Bernard Andrès a été choisi par un jury composé de Anne Caumartin (Collège Militaire Royal de Saint-Jean), Carlo Lavoie (Université de l’Île-du-Prince-Édouard) et Maïté Snauwaert (Université de l’Alberta) parmi les quinze essais soumis au concours cette année. Le prix a été accepté par Louis-Georges Harvey, ci-dessous avec la présidente francophone du Prix Gabrielle-Roy Maité Snauwaert.

Le jury estime que l’ouvrage de Bernard Andrès permet de découvrir et d’apprécier, à travers l’écriture fluide et l’érudition remarquable de ses “histoires”, les origines de la littérature et de la culture québécoises. Son étude met en évidence le dialogue entre l’ancien et le nouveau monde qui a fondé cette littérature, et le rôle que celle-ci a joué à un moment décisif de l’histoire canadienne, contribuant à la création d’une patrie littéraire. Somme de vingt années de recherches, Histoires littéraires des Canadiens au XVIIIe siècle transmet au lecteur l’ampleur savante de sa connaissance par le biais d’anecdotes et d’un talent de romancier. En nous invitant à côtoyer des auteurs méconnus ou oubliés, et en documentant l’époque de façon originale et vivante, Bernard Andrès propose un autre regard sur la littérature canadienne du XVIIIe siècle.

Le jury tient également à féliciter la finaliste : Nicoletta Dolce, pour La Porosité au monde. L’écriture de l’intime chez Louise Warren et Paul Chamberland, publié aux Éditions Nota Bene. Nicoletta Dolce explore avec intelligence un concept souvent galvaudé, l’intime, en montrant à la fois sa récurrence historique et sa pertinence contemporaine. Portée par une écriture souple et limpide, son étude apporte une contribution décisive à la compréhension d’une notion devenue incontournable pour la littérature des trente dernières années. À l’aune de cette mise en lumière critique, elle propose une lecture exemplaire des œuvres poétiques contrastées de Louise Warren et de Paul Chamberland.

Prix Barbara-Godard jeune chercheur-e 2013

Le Prix ALCQ Barbara-Godard de la meilleure communication par un-e jeune chercheur-e 2013 a été remis à Hannah McGregor de l'Université de Guelph (å droit) pour sa communication «The Anxieties and Affordances of Genre in the Work of Karen Connelly». Selon le jury composé de Lucie Hotte, Joanne Leow et Wendy Roy, la communication d'Hannah McGregor est une analyse subtile et éclairante des liens entre les genres littéraires et la réception des œuvres. L'auteure situe son analyse de l'œuvre dans le cadre des théories de la réception. Elle dresse, dans un texte bref et percutant, un portrait clair et précis de l'apport des divers genres utilisés dans ce qu'elle nomme la « triologie birmane » de Connelly. L'analyse ouvre, en fin de parcours, sur la prédominance du genre romanesque pour rendre compte des enjeux de notre monde contemporain.

Le jury a également attribué des mentions honorables à Nicole Nolette de l'Université McGill, pour sa communication intitulée «Garage Alec, ou la "réparation" par la comédie des langues», et Matt Carrington de l'Université York, pour sa communication intitulée «The Canadian Poetry Magazine Online: Clicking Through the Digital Page». Les prix ont été remis par la présidente de l'ALCQ Lucie Hotte, ci-dessus.

 

 

NEW Keynote speaker

NEW: Dean Irvine of Dalhousie University, who is also director of Editing Modernism in Canada, is the new English-language plenary speaker for our annual conference at Brock University May 24-26, 2014. His address is titled "Salvage Modernisms: Indigenous Knowledges, Indigenization, and Digital Repatriation."

Accounting for the co-emergence of salvage ethnography and modernist poetics in the early twentieth century, specifically in the context of communicative exchanges between aboriginal mythtellers and (non-)aboriginal ethnographers, translators, and interpreters on Canada's west coast, this paper calls for a reassessment of the overlapping domains of indigenous and non-indigenous knowledges and their relationship to the emergence of anglophone literary modernism in Canada. According to cultural policy of the period, aboriginal art and orature were treated as natural resources — that is, resources to which it was commonly held no individual indigenous person could make a singular claim and, therefore, could be freely colonized and extracted for use by non-aboriginal ethnographers and creative practitioners. This systematic refusal to recognize aboriginal artistic production as art and to salvage it instead as ethnography cleared ground for the indigenization of modernist visual art and literature in English Canada. This indigenized modernism, whose primitivist modes attempted to translate aboriginal cultural artifacts and knowledges into a modernist aesthetic, furthered the assimilation of aboriginal cultural heritage into a dominant imperial culture.

With the digitization of ethnographic materials collected, translated, and published in the early twentieth century, public domain legislates a new phase of salvage ethnography. Along with the concurrent digitization of indigenized modernist texts in the public domain, the recirculation of salvage ethnography looks to recolonize and expropriate indigenous cultural heritage in digital media. Instead of a return to salvage ethnography in new media, this paper proposes the digital repatriation of indigenous cultural heritage, not to facilitate open access but to safeguard traditional knowledges in collaboration with First Nations communities and in observance of the cultural protocols that regulate circulation and preservation.

Gabrielle Roy Prize 2012

June 2, 2013: The Association for Canadian and Quebec Literatures is pleased to announce that the winner of the 2012 Gabrielle Roy Prize (English Section), which each year honours the best work of Canadian literary criticism published in English, has been awarded to Keavy Martin for Stories in a New Skin: Approaches to Inuit Literature, published by the University of Manitoba Press. The book was chosen by a jury composed of Cecily Devereux (University of Alberta), Cynthia Sugars (University of Ottawa), and Linda Warley (University of Waterloo), from among eighteen books submitted for this year’s prize. The prize was accepted by Keavy's grandmother, Margaret Robertson, shown below with ACQL English vice-president Sara Jamieson. Photo of Keavy Martin, above, by Shaughn Butts, Edmonton Journal.

The jury members recognized the book as a groundbreaking study of Inuit literature.  Martin has attended to Indigenous authors and critics who have for decades argued that their literature should be analyzed on its own terms, according to tribal and community perspectives and in keeping with Indigenous knowledges. Martin brings a sophisticated approach to Inuit stories by recognizing how both tradition and adaptation have shaped them. Stories in a New Skin radically shifts academic understandings about the nature and location of knowledge.  In the view of the entire committee, Stories in a New Skin is not about expanding familiar canons, but about changing the ways we read. 

The jury would also like to congratulate the two shortlisted finalists in this year’s competition: Sandra Djwa for Journey with No Maps: A Life of P.K. Page (McGill-Queen’s UP), and Tanis MacDonald for The Daughter’s Way: Canadian Women’s Paternal Elegies (Wilfrid Laurier UP).  Sandra Djwa’s biography of P.K. Page builds on her already considerable reputation as one of the best literary biographers in Canada. Having had exclusive access to P.K. Page herself, as well as to her extensive personal and archival papers, Djwa has been able to bring precise attention to the life and career of this most important Canadian poet and artist. Djwa’s biography will be the definitive work upon which all future students of Page’s work will draw.  Tanis MacDonald’s The Daughter’s Way represents a new way of understanding Canadian women’s poetic elegies. Ranging widely across twentieth- and twenty-first century Canadian women’s texts, the study provides a compelling and precisely focused engagement with gender, genre, and nation.  MacDonald (herself a poet) brings a rich understanding of the importance of poetic form. She produces insightful analyses in prose that is crystal clear and a pleasure to read, making readers engage with the evocative power of the “literary” all over again. 

Barbara Godard Emerging Scholar Prize 2013

At the 2013 ACQL conference in Victoria, B.C., Hannah McGregor of the University of Guelph was awarded ACQL's 2013 Barbara Godard Prize for the best paper by an emerging scholar, for her paper "The Anxieties and Affordances of Genre in the Work of Karen Connelly." The jury members, Lucie Hotte, Joanne Leow, and Wendy Roy, judged that McGregor's essay provides a nuanced and perceptive exploration of medium, genre, and reception, successfully situating its close literary analysis within the larger context of popular reception and theoretical studies. Succinct, yet complexly-argued, the essay provides a clear portrait of what the author calls Connelly's "Burmese Trilogy," elucidating why it is the ideal site to explore how the novel works in contemporary times.

The jury also awarded honorable mentions to Nicole Nolette of McGill University for her paper "Garage Alec, ou la 'réparation' par la comédie des langues" and Matt Carrington of York University for his paper "The Canadian Poetry Magazine Online: Clicking Through the Digital Page."