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Mise à jour/Update :
Pierre Hébert et Élise Salaün
Censure et littérature au Québec. Des vieux couvents au plaisir de vivre, 1920-1959. Montréal, Éditons Fides, 2004.

L'Association des littératures canadiennes et québécoise (ALCQ) est heureuse de décerner le Prix Gabrielle-Roy 2004 (section francophone), qui récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire publié en français, à Pierre Hébert (professeur à l’Université de Sherbrooke), et à sa collaboratrice Élise Salaün, pour Censure et littérature au Québec. Des vieux couvents au plaisir de vivre, 1920-1959, publié aux éditions Fides.
Parmi les quarante-deux ouvrages de critique littéraire soumis cette année au jury, l’ouvrage de Pierre Hébert et de sa collaboratrice Élise Salaün s'est distingué tant par ses qualités d'érudition et d'analyse que par ses qualités d'écriture. Le jury a été impressionné par l'ampleur et la souplesse de la réflexion développée. Il a tout particulièrement fait l'éloge de la pertinence et du caractère inédit de la relecture qu’il propose de l'histoire littéraire du Québec au XXe siècle sous l'angle de la censure, alors qu’on croit à tort la connaître et comprendre la portée des enjeux qui y sont liés. Les notions de censure constitutive et institutive sont particulièrement lumineuses et servent à merveille la démonstration. Enfin, les grandes qualités scientifiques de l'ouvrage sont mises en valeur par le ton personnel et la finesse du style, et font de cet ouvrage un essai alliant qualité des idées et sensibilité du style.
Danielle Fuller
Writing the Everyday: Women's Textual Communities in Atlantic Canada. McGill-Queen's University Press, 2004.

The Association for Canadian and Quebec Literatures' 2004 Gabrielle Roy Prize for English-language criticism has been awarded to Dr. Danielle Fuller (Lecturer, Department of American and Canadian Studies, University of Birmingham) for her book Writing the Everyday: Women's Textual Communities in Atlantic Canada.
This was a unanimous decision of the committee, who singled out for praise Fulller's innovative application of feminist standpoint theory to an analysis of the 'particular' as it operates in a region, a corpus of texts (including poetry, prose, interviews, orature, storytelling, and performance), and above all communities of women (in writing and reading groups, editing/publishing/circulating bodies, etc.) under-examined in Canadian literary scholarship. Committee members also appreciated the careful balance struck in the book between broader theoretical and sociological analysis and the close reading of individual authors and texts, the strong and lucid writing, and the author's contextualization of her own position as outsider/'participant-observer' within the textual communities she is analyzing. Writing the Everyday is a work of remarkable scholarship and erudition, which is sure to be referenced by critics of Canadian literature and Atlantic women's writing for years to come.